SARTRE (1905 => 1980)

« Nous sommes condamnés à être libres »

– Sartre est considéré comme le plus grand intellectuel français du XX siècle, un intellectuel total (écrivain, philosophe, engagé politiquement) et il est comparé au Voltaire du XVIII siècle

  • De Gaulle dira « On n’emprisonne pas Voltaire » à propos de Sartre militant contre la guerre d’Algérie
  • C’est un intellectuel qui se veut indépendant du pouvoir politique
    • selon Sartre, « aucun homme ne mérite d’être consacré de son vivant »
      • En 1964 l’académie du Nobel décerne le prix Nobel de littérature à Jean-Paul Sartre qui le refuse (alors que Camus l’accepte en 57)
        • Il avait de même refusé la Légion d’honneur en 1945, ou encore une chaire au Collège de France
      • Ces honneurs auraient, selon lui, aliéné sa liberté, en faisant de l’écrivain une espèce d’institution
  • Ses œuvres philosophiques majeures sont L’être et le Néant (1943) et la Critique de la raison dialectique (1960)
  • C’est une philosophie de l’action, de l’engagement : rien n’est jamais figé, déterminé
    • Tout homme a une liberté et une responsabilité totale
      • Mais en 20 ans, la philosophie de Sartre a évolué entre existentialisme et marxisme
  • Sartre est considéré comme le père de l’existentialisme français et sa conférence de 1945, L’existentialisme est un humanisme, est considérée comme le manifeste de ce mouvement philosophique
    • L’existentialisme devient un véritable phénomène de mode (e.g. il existe même des bars existentialistes et une mode vestimentaire existentialiste) plus ou moins fidèle aux idées sartriennes
      • Un paradoxe : l’existentialisme est une pensée philosophique technique et austère mais qui trouve un écho dans un très large public inhabituel, ce qui peut s’expliquer par
        • L’œuvre de Sartre est multiforme et permet à chacun de trouver son niveau de lecture
        • L’existentialisme clame la liberté ainsi que la responsabilité totale des actes de l’homme devant les autres et devant soi-même se prête parfaitement à ce climat étrange d’après-guerre où se mêlent fêtes et mémoire des atrocités

– L’homme est un « existant », un être qui opère continuellement des choix

  • L’existentialisme = l’homme est créateur de sa propre existence
    • « L’existence précède l’essence » = la formule, la proposition fondamentale de l’existentialisme
      • L’essence = c’est ce qu’une chose est, sa nature, sa définition, ce qui fait qu’elle est ce qu’elle est, équivalent à la propriété d’un ensemble (« l’intention », et ses éléments étant « l’extension »), l’ensemble des caractéristiques fixes et immuables que l’on peut attribuer à une chose pour la définir et la différencier de tous les autres types de choses, c’est une notion générale
        • e.g. l’essence du triangle c’est d’avoir 3 cotés, d’un sac c’est pour contenir des objets
        • la plupart du temps, l’essence c’est la finalité, l’utilité de la chose
      • L’existence c’est le fait d’exister dans un contexte précis, dans le monde concret
        • nota : l’être d’une chose, cela peut vouloir dire
          • son essence = ce qu’il est véritablement
          • mais peut vouloir aussi dire dans le sens de l’existence = est-ce que cela existe
      • Sartre oppose L’en-soi
        • C’est le mode d’être de l’inerte, la manière d’être de ce qui « est ce qu’il est », par exemple l’objet inanimé « est » par nature de manière absolue
          • l’objet est quelque chose de figé (e.g. un chose, mon passé
        • L’en-soi se contente d’être et c’est ce qui dans La nausée provoque une répulsion
          • la nausée est le sentiment de la contingence du monde (il pourrait ne pas être), des possibles, les choses pourraient être autrement
        • Il n’a pas de conscience, il n’a aucun rapport avec lui-même
          • il n’est pas réflexif, les étants qui n’ont pas de réflexivité
        • Kant : l’en-soi nous échappe
          • l’être en-soi s’oppose au phénomène, c’est ce que la chose est en elle-même et pas accessible avec nos facultés
            • Le phénomène, vient du grec phainomenon, apparaître
              • C’est l’apparaissant, dans un sens relatif à celui auquel cela apparaît
                • il apparaît toujours à quelqu’un qui est capable de percevoir cette apparition
              • Chez les grec le phénomène est toujours sensible, il apparaît par les 5 sens
                • Quel est la valeur de l’apparence par rapport à l’être de l’objet : est-ce que cela révèle vraiment l’objet ?
                • Une théorie de la connaissance pour la connaissance sensible et la connaissance rationnelle
              • Le phénomène est relatif à l’être qui peut le saisir : nous ne connaissons pas les choses telles qu’elles sont en elles-mêmes (chose en-soi) mais seulement telles qu’elles nous apparaissent (les phénomènes) car nous ne pouvons appréhender les objets que diffractés sous les formes a priori de la sensibilité (l’espace et du temps)
            • Pour saisir l’essence d’une chose, la phénoménologie parle de la méthode de variation eidétique (eidos = la forme, l’aspect, la forme essentielle, équivalent de l’essence de la chose), l’ensemble des manifestations de l’objet
              • on va multiplier les points de vues sur la chose pour atteindre l’essence : pas que les sensations, établir des raisonnements, se souvenir d’autres exemplaires de la choses mais cette totalité est infinie et on ne va jamais l’atteindre par la simple expérience mais on saisit l’essence comme « la raison de la série des apparitions », « la loi de succession des apparitions », la logique de toutes ces apparitions, une série de données qui viennent de la même chose
                • une infinité de sensations du rouge, donc jamais personne ne pourra faire l’expérience de tous les rouges possibles : il y a qque chose dans l’objet, la raison pour laquelle cela nous parait rouge et cela est l’essence du rouge
      • au pour-soi
        • C’est l’être qui a une réflexivité
          • Ce qui a une conscience et peut s’interroger sur son propre être, se prendre pour objet, un retour sur soi
          • Une manière d’être de la conscience en tant qu’elle ramène les choses à elle-même
            • Elle établit par rapport à elle-même des comparaisons d’identité et de différences
        • L’homme se distingue de l’en-soi en ce qu’il a conscience d’être, conscience de sa propre existence
          • Cette conscience crée une distance entre l’homme qui est et l’homme qui prend conscience d’être
            • Toute conscience est conscience de quelque chose
              • L’homme est fondamentalement ouvert sur le monde, « incomplet », « tourné vers », existant (projeté hors de soi) : il y a en lui un néant, un « trou dans l’être » susceptible de recevoir les objets du monde
        • C’est l’être de la conscience, toujours ailleurs que là où on l’attend
          • c’est précisément cet ailleurs, ce qu’il n’est pas qui constitue son être, qui n’est d’ailleurs rien d’autre que ce non être
        • Elle est caractérisée par le manque pour être total
          • Un besoin de poser une fin qui n’est pas encore là, invente un non-être pas encore là
            • L’exemple de la faim : régulièrement quand on a faim la conscience de la faim se dépasse vers ce qui lui est possible de faire pour restaurer sa totalité
          • Elle va sortir de l’état présent vers un état futur où sa totalité sera restaurée
            • elle se projette dans un futur
      • l’être pour-autrui est lié au regard d’autrui qui, pour le dire vite, transforme le pour soi en en soi, me chosifie
        • la seule aliénation à cette liberté de l’homme est la volonté d’autrui. Ainsi fait-il dire à Garcin dans Huis clos « L’Enfer c’est les Autres »

L’existence précède l’essence. Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit ensuite

L’Existentialisme est un humanisme (1946) « Si, en effet, l’existence précède l’essence, on ne pourra jamais expliquer par référence à une nature humaine donnée et figée ; autrement dit, il n’y a pas de déterminisme, l’homme est libre, l’homme est liberté. Si, d’autre part, Dieu n’existe pas, nous ne trouvons pas en face de nous des valeurs ou des ordres qui légitimeront notre conduite. Ainsi nous n’avons ni derrière nous, ni devant nous, dans le domaine lumineux des valeurs, des justifications ou des excuses. »

« Nous dirons donc que, pour le coupe-papier, l’essence — c’est-à-dire l’ensemble des recettes et des qualités qui permettent de le produire et de le définir — précède l’existence ; et ainsi la présence, en face de moi, de tel coupe-papier ou de tel livre est déterminée. Nous avons donc là une vision technique du monde, dans laquelle on peut dire que la production précède l’existence. […] Nous voulons dire que l’homme existe d’abord, c’est-à-dire que l’homme est d’abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l’avenir. L’homme est d’abord un projet qui se vit subjectivement, au lieu d’être une mousse, une pourriture ou un chou-fleur ; rien n’existe préalablement à ce projet ; rien n’est au ciel intelligible, et l’homme sera d’abord ce qu’il aura projeté d’être.« 

  • Pour définir l’homme, il faut retirer l’idée de Dieu et celle du concept (archétype, Idée)
  • L’essence de l’individu est ce qu’il aura développé par ses actes durant toute son existence
    • « L’être humain est la somme de ses actes »
      • C’est-à-dire ce qu’il est devenu progressivement (e.g. courageux), il l’a construit (sa personnalité) durant son existence en faisant certain choix et pas d’autres
      • Sartre retient de Heidegger que l’homme se définit essentiellement comme existence = celui qui se tient hors de lui-même, un être qui ne coïncide pas avec lui-même, « un projet »
        • Un rapport de « néantisation » à son être : l’homme n’est pas ce qu’il est et il est ce qu’il n’est pas
          • il est quelque chose qu’il n’est pas encore car il a à se définir puisque pas définit a priori par une essence
        • Au début de l’existence ce sont les choix d’autrui que l’enfant subit, mais au fur et à mesure se seront ses propres choix qui construiront son essence
        • Nous ne sommes que le résultat de nos choix
          • L’essence de l’homme n’apparaît qu’à sa mort
  • L’homme n’est pas originellement déterminé
    • Il n’existe pas de nature humaine (ni de Dieu, ni d’inconscient, ni aucune excuse de la sorte) qui nous permettrait de nous défausser de notre liberté et de notre responsabilité fondamentale
      • Le mythe de Prométhée dans le Protagoras de Platon
        • L’imprévoyance d’Épiméthée : il ne reste plus de qualités à distribuer à l’homme
          • Du coup, à l’inverse des autres êtres vivants, l’homme n’est rien de déterminé a priori, il est absence de dons
            • Il est le seul en ce monde qui soit comlètement libre d’inventer son futur
    • Sartre : l’homme est « néant »
      • A partir de Platon, on a distingué le non-etre et le néant
        • Le néant = le rien du tout = le non-être absolu
        • Platon dans Le Sophiste distingue le non-être relatif par rapport au non-être absolu (qui est le néant) : c’est la négation d’un certain être déterminé, e.g. cet homme n’est pas assis (du non-être) il est debout (de l’être) => c’est la négation d’une affirmation
          • Elle est toujours seconde, postérieure à l’être affirmatif
          • Le non-être est compris comme négation déterminée d’une affirmation
      • Mais Sartre ne fait pas cette distinction, il appelle la négation : non-être ou néant
      • L’individu n’a pas d’abord une essence qui lui est donnée (il n’est rien de déterminé au départ car il n’y a pas d’essence de l’homme) et en fonction de cela découlerait ses actions
        • Au contraire des objets (e.g. le coupe papier) et des animaux où l’essence (ce qu’on appelle l’instinct naturel propre à une espèce) précède l’existence : il ont une finalité, les choses sont ce qu’elles sont
        • Mais l’individu en tant que conscience est toujours au-delà de son passé, et Il n’est jamais identique à lui-même
          • Ce qu’il est n’est pas juste le résultat mais en même temps il est plus que cela, car toujours un projet en même temps
        • Rousseau : parle de « la perfectibilité » de l’homme, alors que l’animal est complètement englué dans ses instincts naturels
          • Il pose la question « comment vieillir sans redevenir imbécile ? » sans redevenir une chose, comment ne pas s’emprisonner dans son rôle (e.g. un rôle social) ?
        • C’est l’inverse dans la philosophie de Platon où l’essence précède l’existence
          • Platon distingue le sensible et l’intelligible : il dévalorise la connaissance sensible car les choses sensibles sont des êtres changeants et périssables, donc on ne peut en avoir une connaissance sûr et certaine
            • Il pose qu’il existe des étants non sensibles, non matériels, mais appréhendables uniquement par la pensée : les notions générales qu’il nomme « Idées »
              • Un être humain va mourir un jour, mais l’Idée d’Homme, ce qu’il y a de commun dans tous les hommes existants, ne va pas disparaître ni changer, c’est éternelle et préexiste => chez Platon l’essence précède l’existenceC’est l’inverse dans la philosophie de Platon où l’essence précède l’essence
          • Aristote : contrairement à Platon, les notions générales ne sont pas séparées de la matière, mais sont dedans, et c’est nous qui par notre esprit constitutions la notion générale en voyant ce qui est commun à tous les êtres humains
            • L’essence est là en même temps que l’existence, pas une qui précède l’autre : « il n’y a d’essence que de choses qui existent »

        • C’est l’inverse dans la théologie chrétienne où l’essence précède l’existence
          • Un Dieu créateur, qui a d’abord une idée de l’homme (de même qu’un artisan a d’abord dans son esprit toutes les idées de ce qu’il va créer), il a un concept de l’Homme dans son entendement et ensuite par sa volonté fait exister les hommes
            • Il y a donc une idée de la finalité de l’homme ainsi qu’une morale associée
    • L’homme existe et ensuite il agit
      • Il sera le résultat de ce qu’il a agi, et sera le propre créateur de son existence
      • Ce que l’être humain va faire de sa vie n’est pas prédéterminé
        • Il existe d’abord, il ne naît pas avec une identité fixée d’avance
        • et ensuite il a à inventer sa nature car il n’y a pas de nature humaine
          • il pose des gestes et il va révéler son essence tout au long de sa vie à travers ses actions, ses décisions, jusqu’au dernier jour de sa vie
            • Tout au long de notre vie, par nos actions on redéfinit notre essence
        • C’est en opposition avec la position essentialistemes actions sont déterminées par mon essence, ma nature
          • l’essence précède l’existence, e.g. les monades de Leibnitz : César par définition de son essence ne pouvait que franchir le Rubicon
      • L’essence est ce que l’individu aura développé par ses actes durant son existence
        • L’homme est et devient ce qu’il fait de lui, c’est-à-dire qu’il devient les actes qu’il accomplit et qu’il a choisi librement puisqu’il n’est déterminé par aucune nature
          • La nature humaine n’existe pas car l’homme n’est rien d’autre que la somme des ses actes
  • Cette manière de partir de l’être humain comme conscience, c’est la dignité de l’homme qui n’est pas un objet comme les autres
    • On peut faire un retour sur soi : la réflexivité
    • Hegel : l’homme pour exister comme conscience, pour se sentir homme et pas une chose, a besoin de la reconnaissance d’autrui (la dialectique du maître et de l’esclave)
    • La conscience est toujours conscience de quelque chose : on ne peut pas avoir conscience de rien = l’intentionnalité de la conscience
      • Descartes : la seule certitude immédiate et première c’est que je pense
        • c’est la certitude de la conscience
          • J’ai a tout moment conscience de quelque chose, une sorte de remplissage de contenu de mon espace mental, qui sont : des sensations, des imaginations, des émotions, des souvenirs, des pensées
            • c’est le je qui les a et alors on sait que l’on est quelque chose
      • Je suis autre chose que les idées et les images qui me viennent : la conscience se révèle comme autre chose que ce qu’elle saisit
        • Chaque fois que je vois, je sais que c’est moi qui voit (la conscience n’est pas cet objet)
          • La conscience de soi « non thétique », non positionnelle, parce qu’elle ne se prend pas elle-même comme objet
        • Elle place l’objet en face d’elle, comme autre chose qu’elle
          • elle a conscience d’être elle-même qui saisit l’objet
        • Le caractère négatif, néantisant de la conscience car elle elle n’est pas son objet
          • « Le pour soi est ce qu’il n’est pas et n’est pas ce qu’il est »
          • « Il n’y a pour une conscience qu’une façon d’exister, c’est d’avoir conscience qu’elle existe »
            • elle se pose en négation de l’être de son objet et elle n’est rien d’autre que cela
              • une saisit par opposition, c’est un acte qui est autre que son objet

La liberté constitue la condition humaine

« nous n’avons jamais été aussi libres que lors de l’occupation allemande » où on était obligé de choisir son camp, et même ne pas choisir était déjà un choix

  • La grande idée de l’existentialisme est de lutter contre le sentiment d’impuissance
    • même dans les situations les plus écrasantes, l’homme est libre
  • La liberté entendue comme la contingence, l’absence de nécessité, tout est gratuit
    • Il n’y a pas de nature humaine (« l’existence précède l’essence »)
      • mais il y a une condition humaine qui fait notre commune humanité, e.g.
        • je suis jeté dans le monde, la finitude humaine, mes capacités sont limitées
        • je dois toujours me dépasser, je ne peux pas me reposer en moi-même, on doit toujours se projeter vers autre chose que soi
    • La liberté est inhérente à l’existence humaine : elle en est la condition
      • La possibilité d’un nouveau commencement est le signe de la liberté
        • Parce qu’exister c’est choisir
          • nous ne sommes que le résultat de nos choix
      • Être homme, c’est être « condamné à être libre » = condamné à assumer son existence libre
        • « En fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d’être libres : nous sommes condamnés à la liberté »
        • L’Existentialisme est un humanisme (1946) « [..] Nous sommes seuls, sans excuses. C’est ce que j’exprimerai en disant que l’homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu’il ne s’est pas créé lui-même, et cependant libre, parce qu’une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu’il fait »
          • L’homme est « condamné » car il est toujours responsable de ce qu’il fait, il est radicalement libre et donc il doit assumer ses actes, le fait que l’on ait choisi
            • Nous accusons des déterminismes multiples : le destin, la nature humaine, les autres …mais l’homme est sans excuse => il est responsable de lui-même
            • il peut être tenté de rejeter sa responsabilité, refuser sa liberté
              • Dans « la mauvaise foi », qui est la négation de la liberté, prétendre exister sur le mode d’une chose (« ce n’est pas de ma faute car je suis du matin »), s’identifier à des rôles déterminés, à des essences, on devient une chose, une réification, identique à soi, on devient « un gros plein d’etre »
                • e.g. une femme qui dit qu’elle n’a pas le choix que de rester dans son couple, elle joue ce rôle et est donc dans « la mauvaise foi », prétendre  qu’elle n’a pas le choix = l’invocation de motifs pour ne pas exercer sa liberté
          • L’homme n’est pas libre d’échapper à la liberté, il est condamné à assumer son existence libre
            • S’abstenir de choisir, c’est encore faire un choix − le choix de s’abstenir
              • La dénégation confirme la liberté
                • le refus du choix est encore un choix
                  • Souffrir d’un manque de liberté est le propre d’un être essentiellement libre
      • C’est parce qu’il est néant que l’homme est libre
        • Parce que l’homme est doué de conscience, il ne peut pas ne pas choisir
          • dans les situations même les plus contraignantes subsistera toujours en dernier recours le choix du sens que l’on donne à la situation
        • La liberté est une condition d’une véritable action qui soit position de fin, d’un projet qui n’existe pas encore, éclairage de la situation présente à partir de cette négation (invente un non-être pas encore là) et ensuite négation du présent pour atteindre cet état pensé et désirable
          • C’est dans la négativité de toute conscience intentionnelle que se trouve la liberté
      • C’est une critique du déterminisme qui stipule que l’homme est le jouet de circonstances dont il n’est pas maître
        • L’homme est libre de choisir son essence : ses valeurs, ses engagements, pas de morale préformée dès l’origine
          • il a le pouvoir de ‘néantiser’, de combattre les déterminismes qui s’opposent à lui
  • Cette déficience naturelle (l’homme n’a pas d’essence a priori) se transforme en avantage : l’indétermination originelle va provoquer le progrès historique de l’homme
    • L’homme est le seul être vivant capable de construire son histoire, de façonner son destin, d’inventer des visions du monde
      • L’homme est absolument libre de se créer lui-même : il n’est pas ce qu’il est mais ce qu’il fait (« L’existence précède l’essence »)
        • L’individu n’est pas déterminé d’après un sens qui d’avance le définirait en le « chosifiant »
          • Pic de la Mirandole compare l’homme à un caméléon
            • Le Créateur n’a eu aucun archétype à son propos dans son entendement et ne lui a rien donné, e.g. pas de lieu d’habitation privilégié
        • La seule chose dont nous ne sommes pas libres, c’est de renoncer à notre liberté
  • L’être humain est « en situation » = il y a une condition humaine (e.g. la biologie : je nais homme ou femme, sociale : je nais prolétaire ou bourgeois)
    • Il ne peut agir qu’en tenant compte de certaines données qu’il n’a pas choisies, mais par rapport auxquelles il doit se déterminer
    • Mais ce n’est pas forcément une détermination
      • Ma liberté s’exerce par rapport à des situations (je ne peux pas sauter à 3 metres de haut comme un tigre mais suis-je pour autant moins libre que le lui ?) mais ce ne sont pas forcément des déterminations (elles peuvent le devenir, la mauvaise foi)
        • e.g. je nais femme, mais je ne suis pas obligé d’avoir des enfants (la question du féminisme)
      • Il n’y a pas de nature humaine
        • Il est absurde de dire que « l’homme est un loup pour l’homme » : l‘homme n’est ni bon ni mauvais par nature, pas d’essence de l’homme
        • L’antiracisme, l’anti-sexisme ne sont pas pensable, pas de race possible, pas d’essence
          • S.de Beauvoir « les femmes sont des hommes comme les autres » « on ne naît pas femme on le devient » => il n’y a pas d’essence de la femme, puisqu’il n’y en a pas pour l’homme, pas de nature humaine. Il n’y a pas de valeur féminines, s’oppose au fait que la femme serait née avec un rôle prédéterminé à jouer dans la société (mariée à un homme, mère, femme au foyer, etc.)
            • Les 3 K des protestants allemands (les enfants, a cuisine et l’église)
        • Il n’y a pas de catégories sociales déterminantes, il n’y a pas de déterminisme social (s’oppose aussi au déterminisme marxisme)
          • Marx « l’être social détermine la conscience de l’homme » : l’individu est profondément déterminé par ses conditions sociales, économique
            • pour Sartre, la classe ne joue pas le rôle d’une essence (opposé à la sociologie de Bourdieu)
  • Le structuralisme s’oppose à l’existentialisme : il n’y a en effet dans le structuralisme que peu de place pour la liberté humaine, chaque homme est imbriqué dans des structures qui le dépassent
    • En fait Sartre, défenseur de la primauté de la conscience sur l’inconscient et de la liberté sur la nécessité des structures sociales, ne prend pas la peine de discuter de ce nouveau courant qu’est le structuralisme
      • Au nom de la liberté de la conscience, Sartre refuse le concept freudien d’inconscient remplacé par la notion de « mauvaise foi » de la conscience. L’Homme ne serait pas le jouet de son inconscient mais choisirait librement de se laisser nouer par tel ou tel traumatisme
        • Freud conteste la souveraineté du sujet, pas de liberté comme autodétermination du sujet, il y a un « déterminisme psychique »
          • la représentation et les actes conscients sont produits par des causes inconscientes et n’ont aucune autonomie
          • Le sujet n’est pas en mesure de se connaître soi-même
            • la psychanalyse qui cherche à identifier le contenu psychique inconscient est une tache sans fin
        • Pour Sartre, l’inconscient ne saurait amoindrir l’absolue liberté de l’Homme

– Nous sommes absolument responsables, de nos actes, de nos choix, de ce que nous sommes face à nous-même et face à autrui et cette responsabilité nous angoisse : je suis pris de vertige face à l’infini de mes possibles

  • Heidegger : le concept de délaissement
    • Nous sommes livrés à nous-même, chaque individu doit déterminer ce qu’est le bien et le mal car il n’y a pas de Dieu
  • L’angoisse, c’est cette conscience qu’on a d’être responsable non seulement de nos actions mais aussi de l’humanité
    • on est un modèle pour les autres et nos actes ont une incidence sur les autres
      • Est-ce que je vais être à la hauteur ?
    • C’est une attitude difficile, mais doit être vu comme quelque chose de plutôt optimiste « l’homme n’est rien d’autre que l’ensemble de ses actes »
      • On est libéré du destin, de la fatalité : il n’y a pas d’entrave, il n’y a que des décisions, des volontés à réaliser
  • Une inquiétude de ce qu’on va faire de note vie
    • incapacité de prévoir ce qu’on va être plus tard du fait de cette indétermination de ce qu’on va devenir
  • L’angoisse est un des révélateur de la liberté : les efforts que l’on peut faire pour éviter l’angoisse, y échapper avec des types de fuite comme :
    • Adhérer à l’hypothèse du déterminisme psychologique : nos actes sont dictées par des motivations inconscientes
      • Du coup on ne se sent plus de responsabilité par rapport à l’avenir
      • Mais pour Sartre c’est une hypothèse non puissante par rapport à l’évidence que l’on a par rapport à la liberté où on se sent à tout moment obligé de choisir, on a des hésitations …
    • Considérer tous les possibles non pas des possibles pour moi mais des possibles en générales fait pour les autres (« c’est pas pour moi, je ne suis pas fait pour cela »)
    • la mauvaise foi”, « l’inauthenticité » qui est un mensonge à soi-même
      • On s’est constitué une fois pour toute, on renvoie à un moi profond, cela nous détermine désormais
      • Se réfugier dans l’idée que je serai déterminé par une nature, par une situation qui limiterait mes possibles
      • La conscience essaye de nier ce qu’elle est, de nier toute responsabilité, de faire semblant, faire comme si on avait une essence qui précède l’existence, nier sa liberté humaine, se faire croire à soi-même que l’on n’est pas libre=> c’est une manière de se voiler cette liberté en s’enfermant dans une essence
        • Je suis tel type de personne, j’ai tel caractère je ne changerai pas, jouer tel rôle social, jouer la femme enfant, se définir entièrement par une activité
          • La réification en m’identifiant à une essence, je perds cette transcendance, cet excès
          • C’est s’autodéterminer, se donner une définition, se donner un rôle
            • on est « encrouté » dans une série d’habitudes
        • L’homme a sur lui des jugements dont il souffre mais qu’il ne cherche portant pas à changer
          • il perd sa liberté et on devient du coup une chose, se réifie et perd ce qu’il y a d’humain
        • Le refus de voir que l’on peut être autre chose
          • pourquoi cette tentation du déterminisme ?
          • Le plein de l’en-soi, une métaphore par opposition de la rupture que fait toujours le pour-soi (je ne suis pas cela)
        • « Les uns qui se cacheront, par l’esprit de sérieux ou par des excuses déterministes, leur liberté totale, je les appellerai lâches ; les autres qui essaieront de montrer que leur existence était nécessaire, alors qu’elle est la contingence même de l’apparition de l’homme sur la terre, je les appellerai salauds » => Celui qui reste dans l’authenticité (le refus de la mauvaise foi) versus celui qui accepte la réification = le lâche ou le salaud (veut monter que son existence est nécessaire alors qu’elle est contingente sur Terre)

      • Nous accusons des déterminismes multiples : le destin, la nature humaine, les autres, « Je n’y suis pour rien », prétend-il alors ; c’est la faute des « autres », c’est à cause de telle ou telle passion qui s’est emparée de moi et à laquelle je n’ai pu résister, voire parce que Dieu ou « le destin » l’a voulu…
        • mais l’homme est sans excuse
          • il est responsable de lui-même
      • Pour expliquer la mauvaise foi, Sartre donne des exemples

        • e.g. le garçon de café : qui va jouer parfaitement son rôle, il s’efforce de nier sa liberté, il en fait trop, il est dans le spectacle, sa manière exagérée d’être poli, il joue un rôle « il joue à être un garçon de café »
          • Il se transforme en un en-soi : je suis uniquement garçon de café et seulement cela, se refuse de laisser transparaître autre chose de lui, une réification. Il peut cesser de l’être à tout moment mais il l’oublie

– Une psychanalyse existentielle pour trouver son projet d’existence on remonte de but en but pour saisir son projet ultime et global qui n’est pas un donné mais un choix, pas comme dans la psychanalyse où on remonte dans l’enfance

  • Le questionnement de son propre être
    • L’être humain est le seul être qui se questionne sur son propre être
    • Chez les autres animaux pas cette nécessité de se projeter dans quelque chose
      • L’homme est le seul être qui n’est pas poussé par une nécessité physiologique à faire ce qu’il fait comme les animaux
    • L’être humain questionne son propre être parce qu’il a à être quelque chose dont il ne sait pas comment il doit être
      • Chaque individu doit choisir sa manière propre d’assurer son existence
        • avec toute une série d’influences sociales
      • L’homme est tout le temps relancé à se réaliser, il a à faire son existence, pas juste dans le domaine de la survie ou du plaisir = le projet fondamental de soi que chaque individu fait
        • Un projet qui nous accompagne toute notre vie et le fait de dépasser constamment son passé
          • Se projeter dans le futur est la condition très importante comme avancée vers la liberté, on n’est pas juste poussé par le passé, une projection de la conscience vers l’avenir, vers quelque chose qui n’existe pas encore, qui n’existe que dans notre représentation
  • Je peux être autre que je suis en le choisissant librement
    • Un néantissement : à chaque instant nous sommes autre que nous-même car ce sont nos actes qui nous font
      • nous n’avons pas d’autre être que nos actes
  • La facticité est le fait que je suis dans l’endroit et à l’époque où je suis, des choses que je ne peux pas changer mais cela n’empêche pas la liberté
    • Je pourrais toujours néanmoins réaliser mes choix étant donnée cette facticité, ces conditions : comment moi je vais me construire par rapport à elles ?
      • Le simple fait que nous sommes des corps, la contingence que nous existons comme des corps, la naturalité
    • Diderot « puis-je n’être pas moi, et étant moi, puis-je faire autrement que moi ? » un déterminisme, ma personnalité a été construite de manière naturelle et culturelle et mes actions s’en suivent, je ne peux pas faire autrement que moi
      • Sartre prend le contre-pied : une conscience humaine ne coïncide jamais exactement avec soi et en plus elle n’agit pas en fonction de ce qu’elle est
      • mais au contraire elle est en fonction de ce qu’elle agit
        • Parce que exister c’est choisir
    • On naît dans un contexte (« la facticité »), on n’est pas « causa sui » mais quelle sens on va donner, ce que l’on va faire des influences que l’on subit
      • « L’important n’est pas ce qu’on a fait de moi; mais ce que je fais moi-même de ce qu’on a fait de moi »
        • le pour-soi (l’indétermination) est toujours défaut d’être (alors que l’en-soi est déterminé)
          • un manque mais une très bonne chose car on est projeté vers des possibles : vivre s’est être inachevé
            • on a tout le temps à se dépasser même si on ne le veut pas, on est toujours pousser à faire qque chose de nouveau
          • le pour-soi cherche à se donner des déterminations
            • ce sera le cas au moment de notre mort, on est devenu un en-soi => Malraux : « la mort change la vie en destin »
  • Pour Sartre, notre vie n’est en rien déterminée par des conditions sociales ou biologiques
    • Nous sommes obligés de nous engager, de faire constamment des choix
      • Il n’y a pas d’excuse, malgré des influences (on peut résister) biologiques et sociales sur un individu mais ne sont pas de contraintes totales, pas des déterminations (pas moyen de faire autrement)
        • Déjà présent chez Heidegger : quel type d’être je me donne à moi-même ?
          • L’être humain doit se donner à lui-même son propre être
            • son être est toujours à créer, à vivre par l’existence qu’il mène, et n’est pas donné
          • L’homme devient libre lorsqu’il substitue une attitude active à une situation subie
            • lorsqu’il prend parti à l’égard des événements de son temps : la liberté se prouve en se réalisant, lorsque l’homme réalise son destin en œuvrant au lieu de le subir
      • Seule la conscience humaine peut choisir totalement son type d’existence malgré la facticité et on est responsable
        • Je suis responsable de la manière dont je vis la guerre (même si ce n’est pas moi qui l’ai déclenchée), j’ai toujours qque chose à faire
          • Ce qui compte c’est comment on réagit face à une situation, qu’elle soit bonne ou mauvaise, ce que l’on va faire d’une situation, se laisser entraîner ou alors lutter
        • La liberté n’est pas la possibilité d’agir selon ses caprices (tout se vaut), de faire n’importe quoi car le choix libre peut être jugé de 2 façons :
          • un choix est faux quand on agit dans la mauvaise foi, les excuses (l’être humain n’est pas responsable, les circonstances, est sous ses passions, ses pulsions, son inconscient c’est pas de ma faute)
          • un choix peut être bon ou mauvais : le critère de l’effet que l’on produit sur le reste de l’humanité
            • le choix de la liberté incite les autres à faire pareil
            • la réalisation d’un projet individuel modifie la réalisation d’autres projets individuels : chaque individu est responsable vis-à-vis de son projet individuel et du projet des autres
        • L’humanisme de la Renaissance prenait l’homme comme valeur
          • il y a une dignité de l’homme : l’homme est fait à l’image de Dieu (un humanisme chrétien) ou l’homme a une nature particulière qui se définit par la raison, la capacité de modifier son environnement
          • L’homme avait une valeur en soi indépendante de l’effort individuel
            • une valeur qui lui venait de son créateur ou de la Nature
          • Sartre : un humanisme du dépassement, considère l’homme comme dépassement de soi en continue, de la transcendance : il a à se définir à chaque instant par ses actes, constamment en projection dans un futur qu’il doit créé, un humanisme créateur de toutes ses valeurs à partir de lui-même et pas données (c.f. Nietzsche et le surhomme qui créé ses propres valeurs) et en se définissant à définir l’humanité qu’il veut
    • Nous sommes complètement responsables de nos actions et devons assumer
      • La responsabilité chez Sartre : Il y a toujours la liberté d’un choix possible dans n’importe quelle situation
        • Une philosophie du choix, chaque homme est responsable
      • Une philosophie de la responsabilité : j’assume ce que j’ai fait même si je ne suis plus d’accord avec ce que j’ai fait
        • « on a à être le passé » = on doit assumer notre passé, il nous a marqué dans notre corps, dans notre pensée
          • une responsabilité totale chez Sartre

 

==================== LEXIQUE =======================

la conscience = se rendre compte de que chose

  • La conscience se pose comme un pour-soi, une manière d’être de la conscience en tant qu’elle ramène les choses à elle-même, un rapport des chose à elle-même, elle établit par rapport à elle-même des comparaisons d’identité et de différences
  • l’objet est l’en-soi : il n’a aucun rapport avec lui-même, il n’a pas de conscience
  • la conscience réflexive = on se saisit en train de faire quelque chose, on s’est posé soi-même comme objet pour soi
    • la conscience morale : pouvoir de juger ses propres actions

le dasein est pour Heidegger l’être de l’homme (la réalité humaine), traduit par être-là.

un étant : une chose qui existe

un événement absolu = un événement qui n’est pas déductible de ce qui était avant, un surgissement du négatif par lui-même

l’essence = la caractéristique que l’on peut attribuer à une chose pour la définir et la différencier de tous les autres types de choses, une différence, ce sont des notions générales

ek-statique = les 3 unités du temps (passé – présent – avenir)

la facticité est le fait que je suis dans l’endroit et à l’époque où je suis

influences (on peut résister) versus déterminations (pas moyen de faire autrement)

  • condition : du nécessaire mais non suffisant : l’histoire d’un être humain, tout ce qui a précédé un événement et sans quoi il n’aurait pas pu avoir lieu (e.g. ma grand-mère a mis au monde mon père sans quoi je n’aurais pas pu exister)
  • cause : suffisant mais pas forcément nécessaire : ce par quoi l’événement doit être produit, la cause efficiente

une intuition (Husserl) : un vécu de conscience (on pense le rouge, c’est une intuition d’une essence sans passer par l’acte sensible), pas une perception, n’importe quel acte de conscience, un acte général, rien à voir avec le terme habituel et pas avoir avec l’acte de perception

  • Mot d’ordre de la phénoménologie = « retour aux choses mêmes », pas passer par des écrans, des constructions, on a affaire aux choses elles-mêmes

ironie socratique : Socrate fait semblant de ne pas savoir

Le marxisme : l’individu est profondément déterminé par ses conditions sociales, économique

Leibnitz : « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » = la question de l’origine radicale des choses

  • La métaphysique (Aristote « science de l’Etre en tant qu’être« , Descartes « science des premier principes ») n’a pas pour but de décrire ce qui est mais d’étudier les causes extra-physiques de l’existence des choses

les qualités premières : celles qui sont essentielles

  • et qualités secondes : on peut les retirer sans qu’il y ait un changement d’essence d’un objet

phénoménologie : un retour aux choses mêmes, un retour au concret, un retour à la réalité du monde loin de tout idéalisme

sagesse : la visée ultime est d’atteindre un état d’harmonie et de bonheur pas possible sans la liberté intérieure

une substance : ce qui subsiste par soi-même

transcendant = ce qui est d’un niveau supérieur à ce qui est ordinaire ou bien alors pour le phénoménologues, c’est ce qui est extérieur

  • Transcendantal (Kant) : conditions de possibilité

la querelle des universaux au Moyen-age (les notions générales), c’était à propose de savoir

  • si elles sont réels : « le réalisme » ils ont une existence indépendante de nos pensées = Platon, l’objectif
  • ou bien si ce sont de simples noms (« le nominalisme », le subjectif)
  • ou bien l’intermédiaire, « le conceptualisme » : une unité de l’objectif et du subjectif (en même temps l’essence est indépendamment de nous et en même temps elle est un corrélat de notre conscience)

La valeur : ce que l’on trouve bien

=================== CONFERENCES / MOOC / DOCUMENTATION =================

Jean-Paul Sartre >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Sartre

L’existentialisme est un humanisme (introduction à la pensée existentialiste de Sartre) >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27existentialisme_est_un_humanisme

Comment devenir vraiment libre ? >>> https://www.youtube.com/watch?v=Am37eqnNZLE

Abécédaire philosophique : L comme Liberté >>> https://www.youtube.com/watch?v=_EswPMRRL4k

La Liberté – Frédéric WORMS >>> https://www.youtube.com/watch?v=wR29YWjwLUs

Qu’est-ce que la liberté ? >>> https://www.dailymotion.com/video/xn0uqo

Liberté / La Foi prise au Mot >>> http://www.ktotv.com/video/00075332/liberte

La liberté >>> https://www.youtube.com/watch?v=GhP9DO5AH3I

Sommes nous libre ? >>> https://www.youtube.com/watch?v=9V3kx5s3Tl4

Le mythe de Prométhée >>> http://www.philolog.fr/le-mythe-de-promethee/

Giovanni Pico della Mirandola, De la dignité de l’homme >>> http://www.lyber-eclat.net/lyber/mirandola/pictrad.html

La naissance de l’idée moderne de la liberté – de Pic de la Miorandole à Sartre >>> https://www.youtube.com/watch?v=Twn6gZkcGh8

micro-philo : essentialisme / existentialisme >>> https://www.youtube.com/watch?v=PRVEd5ufuoM

Le Coup de Phil’ #4 – L’Existentialisme de Sartre >>> https://www.youtube.com/watch?v=1ngGLEtHpBQ

Cours sur l’existentialisme >>> https://www.youtube.com/watch?v=V73HmID_KAU

ÊTRE DE MAUVAISE FOI ! JEAN-PAUL SARTRE ET ONE PUNCH MAN >>> https://www.youtube.com/watch?v=0ikIdCmGQvg

La liberté selon Robert Misrahi >>> https://www.youtube.com/watch?v=2hJr7FFC69A

« L’enfer c’est les autres », Sartre – Philosphie – Terminale – Les Bons Profs >>> https://www.youtube.com/watch?v=3nBWj0GesGI

Sartre – L’enfer, c’est les autres « Explications » >>> https://www.youtube.com/watch?v=Q6-RWlmtqkY

« Nous sommes condamnés à être libres », Sartre – Philosophie – Terminale – Les Bons Profs >>> https://www.youtube.com/watch?v=dnzIyMxCMbI

Liberté et déterminisme par Annick Stevens >>> https://www.youtube.com/watch?v=mTldNIEqaN0

La naissance de l’idée moderne de la liberté – de Pic de la Miorandole à Sartre >>> https://www.youtube.com/watch?v=Twn6gZkcGh8

Sartre et la liberté >>> https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/sartre-et-la-liberte

Jean-Paul Sartre (4/4) : L’humaniste : L’existentialisme est un humanisme >>> https://www.youtube.com/watch?v=nuoC_0zRVZA

Sartre, L’être et le néant (2/4) – L’homme est-il condamné à être libre ? >>> https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/sartre-letre-et-le-neant-24-lhomme-est-il-condamne-a-etre-libre

Sartre, autoportrait à 70 ans >>> https://www.youtube.com/watch?v=OjIrPX0JNlY