Le sens de la vie : c’est la vie

Camus « je juge que le sens de la vie est la plus pressante des questions »

UN QUESTIONNEMENT

– La question du sens de la vie : est-ce qu’elle en a un ? et si oui, lequel ? Quelle est la finalité de l’existence ? Une interrogation éthique et métaphysique la plus fondamentale

  • Une interrogation éthique : comment se comporter dans ma vie ?

  • Une interrogation métaphysique sur l’origine, la nature et la finalité de l’existence humaine

    • Une série de questions : « qui sommes-nous ? », « d’où venons-nous ? », « où allons-nous ? »

  • La conscience de sa mortalité qui pousserait l’homme à se questionner ?

– La direction : relative à un but, lorsque ce que l’on fait mène à quelque chose

    • Un but assez consistant pour ne pas disparaître quand on l’atteint

    • Au sens le plus dérisoirement directionnel du terme, c’est la mort : toute interrogation sur le sens de la vie présuppose cet horizon terminal de la mort

      • Martin Heidegger, Être et Temps, L’« Être-vers-la-mort » (Sein zum Tode) : une course vers la mort, une course que nous ne gagnerons évidemment jamais. La prise de conscience par l’homme de sa propre mort, de son « pouvoir-mourir », est de nature à lui permettre de se libérer de la puissance du « On », du bon sens et de l’opinion générale, et à s’assumer authentiquement ; à être ce qu’il est, en « propre ».

– La façon dont on va conduire sa vie

  • Le sens n’est pas que dans la direction vers où on va, mais dans la façon dont on marche, la façon dont on conduit sa vie va donner du sens à notre vie, en décidant d’agir, on se met à l’action, on ne reste pas dans l’oisiveté

– Autrefois la question du sens de la vie ne se posait guère, c’est que ce sens allait un peu de soi

  • Dans l’antiquité : la vie se trouvait et se savait instinctivement enchâssée dans un ordre du monde ou du cosmos auquel elle n’avait qu’à se conformer

  • Pour les grandes religions monothéistes, le sens de la vie était l’au-delà, après la vie

    • Quand ce sens a fini par se perdre, en particulier depuis le siècle des Lumières, « la mort de Dieu »,  la question a pris une acuité nouvelle

UNE PROBLEMATIQUE

– Impossibilité/difficultés pour répondre à cette question

  • Friedrich Nietzsche : « tout ce qui arrive n’a aucun sens » comme sans but

    • Le sens de la vie ne peut être interprété par l’homme qui fait partie de la vie elle-même

      • « La valeur de la vie ne saurait être évaluée. Pas par un vivant, car il est partie, et même objet de litige ; pas davantage par un mort, pour une tout autre raison »

  • William Shakespeare, Macbeth : « La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien»

  • Les Monty Python (le film Monty Python) : comparent l’existence des hommes à celles de poissons dans un aquarium ou un vivier, sans possibilité de recul leur permettant de savoir où ils sont

  • Le Guide du voyageur galactique de Douglas Adams, illustre l’absurdité de la vie

    • Afin de résoudre une bonne fois pour toutes le problème du sens de la vie, les habitants de la galaxie demandent à un superordinateur nommé « Deep Thought » (Pensée Profonde) de leur donner la réponse à La Grande Question sur la vie, l’univers et le reste. Après une réflexion de sept millions et demi d’années, l’ordinateur indique que la réponse est : « 42 », mais que la question reste à déterminer, ce qui exige un ordinateur bien plus puissant

– Pascal, « le divertissement »

  • Un vide existentiel qui peut amener à substituer à la recherche du sens à sa vie, la recherche du pouvoir, e.g. gagner de plus en plus d’argent, ou alors la recherche des plaisirs mais alors il y a mal être et risque de dépression

DES REPONSES

– Des tentatives d’apaisement de l’angoisse suscitée par l’horreur de l’existence ou de la mort avec des réponses

  • « religieuses » : la vie n’a de sens qu’en vue d’un au-delà

    • le sens de la vie réside dans la valeur de nos actes dans l’attente d’une forme de « jugement » divin

  • « humanistes » : œuvrons à l’avancement de la culture et au progrès de l’humanité

  • hédonistes : jouissons de la vie, car il n’y a qu’elle

  • L’homme cherche à procréer, travaille à la protection et l’éducation de sa descendance

– La question de notre rapport au temps

  • Mon présent prend sens par rapport au passé qu’il accomplit (fidélité) et à l’avenir qu’il prépare (projet ou prudence) mais il doit avoir aussi un sens en lui-même

    • Ne vivre le présent que comme ce qui me sépare de l’avenir que j’attends, du but que je vise, c’est ne plus vivre, c’est rater le seul temps qui existe et est le nôtre: maintenant

    • Le sens n’est certes pas dans l’oubli et dans la course en avant de la consommation effrénée (pas de sens sans fidélité au passé et sans projet), mais il n’est pas non plus dans le ressassement et la préoccupation. Pas de sens, autrement dit, sans une présence sensible au présent.

– Platon : grâce au désir (eros, Le banquet) le sens de la vie serait d’obtenir la plus haute forme de connaissance : l’Idée du Bien, idée d’où dériverait toutes les choses bonnes et utiles

– Spinoza « un Bien dont la découverte et la possession eussent pour fruit une éternité de joie continue et souveraine »

  • Un but qui soit permanent, valable en lui-même et communicable à autrui = L’amour intellectuel de Dieu, c’est-à-dire amour de la nature, du monde

    • Spinoza n’est pas mystique : Dieu c’est la nature, et non pas un être transcendant

  • Un accomplissement personnel = la joie d’exister, de vivre

    • Pas les joies passives qui sont extérieures à nous (e.g. gagner au loto), mais les joies actives (e.g. les joies de la création, les joies de la contemplation des œuvres d’art, de la nature, les joies de l’amour de l’amitié vrai)

– Descartes, Discours de la méthode : imprimer une direction clairement établie et fermement maintenue dans la durée par des règles pratiques pour guider sa propre existence : suivre avec opiniâtreté un même chemin, un même choix de vie

– La morale kantienne (éthique déontologique) : une seule obligation morale, l’impératif catégorique, dérivé du concept du devoir

  • Le test qu’une personne devrait faire pour vérifier la qualité d’une action est de l’universaliser (s’imaginer que tout le monde agit de cette manière) et de vérifier si l’action ne devient pas contradictoire

– Nietzsche : une philosophie non-téléologique

  • Le monde n’est pas là pour nous faire plaisir

  • Les êtres ne sont pas modelés ou attirés de l’extérieur par une Forme platonicienne ou une Cause finale aristotélicienne, mais impulsés de l’intérieur par la Volonté de puissance selon une direction sans but (« le monde de la technique »)

  • Il n’exclut pas pour autant la possibilité que l’homme puisse faire quelque chose de sa vie, pour lui donner un sens : « Qu’est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la force croît, qu’une résistance est surmontée »

– Sartre, l’existentialisme : c’est à chaque personne à définir le sens de sa vie

  • La vie n’est pas déterminée par un dieu supernaturel

  • l’Homme est libre

  • Dans La nausée : la contingence (racines du marronnier dans un parc publique)

– Albert Camus : « sens de la vie » est « la plus pressante des questions », la vie vaut-elle d’être vécue ?

  • Pour la plupart des hommes, vivre se ramène à « faire les gestes que l’habitude commande »

  • Les origines de l’absurde : « Il arrive que les décors s’écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d’usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement, le « pourquoi » s’élève et tout commence dans cette lassitude teintée d’étonnement. La lassitude et la fin des actes d’une vie machinale, mais elle inaugure en même temps le mouvement de la conscience. La suite c’est le retour inconscient dans la chaîne, ou c’est l’éveil définitif. Au bout de l’éveil vient la conséquence : suicide ou rétablissement

  • « L’absurde naît de la confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde » le silence du monde (absence de sens) face aux appels et aux demandes de sens des hommes, le monde est plein de sons qui n’ont pas de sens. Le monde ne produit pas de sens

    • Ce n’est pas le monde qui est absurde mais la confrontation de son caractère irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme : l’absurde n’est ni dans l’homme ni dans le monde, mais dans leur présence commune

  • « Ce divorce entre l’homme et sa vie, l’acteur et son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité, l’homme étranger au monde et aux autres »

    • L’absurde est la découverte et l’épreuve qu’il n’y a rien derrière le décor pour le soutenir et le justifier : le monde, les choses et moi-même sommes là sans cause et sans raison

  • « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie » Le mythe de Sisyphe

    • « Je juge que le sens de la vie est la plus pressante des question »

    • Le suicide soulève la question fondamentale du sens de la vie : « Mourir volontairement suppose qu’on a reconnu, même instinctivement, le caractère dérisoire de cette habitude, l’absence de toute raison profonde de vivre, le caractère insensé de cette agitation quotidienne et l’inutilité de la souffrance »

    • « Le suicide est une solution à l’absurde [..] que l’on quitte au plus vite une condition incompréhensible »

    • « espoir d’une autre vie qu’il faut mériter, ou tricherie de ceux qui vivent non pour la vie elle-même, mais pour quelque grande idée qui la dépasse, la sublime, lui donne un sens et la trahit » 

      • « le sacrifice de l’intellect » exigé par Ignace de Loyola

  • L’attitude de « l’homme absurde : décider de vivre seulement avec ce que l’on sait : la conscience de l’affrontement sans espoir entre l’esprit et le monde, l’acceptation

    • « Je tire de l’absurde, trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté, ma passion. Par le seul jeu de ma conscience, je transforme en règle de vie ce qui était invitation à la mort – et je refuse le suicide »

    • Le défi : « Vivre une expérience, un destin, c’est l’accepter pleinement. Or on ne vivra pas ce destin, le sachant absurde, si on ne fait pas tout pour maintenir devant soi cet absurde mis à jour par la conscience… Vivre, c’est faire vivre l’absurde. Le faire vivre, c’est avant tout le regarder… L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est ainsi la révolte. Elle est un confrontement perpétuel de l’homme et de sa propre obscurité. Elle remet le monde en question à chacune de ses secondes… Elle n’est pas aspiration, elle est sans espoir. Cette révolte n’est que l’assurance d’un destin écrasant, moins la résignation qui devrait l’accompagner ». c’est cette révolte qui confère à la vie son prix et sa grandeur, exalte l’intelligence et l’orgueil de l’homme aux prises avec une réalité qui le dépasse, et l’invite à tout épuiser et à s’épuiser, car il sait que « dans cette conscience et dans cette révolte au jour le jour, il témoigne de sa seule vérité qui est le défi ».

    • La liberté : l’homme, jusqu’à la rencontre de l’absurde, avait l’illusion d’être libre mais était esclave de l’habitude qui ne donnaient à sa vie qu’un semblant de but et de valeur. La découverte de l’absurde lui permet de tout voir d’un regard neuf : il est profondément libre à partir du moment où il connaît lucidement sa condition sans espoir et sans lendemain. Il se sent alors délié des règles communes et apprend à vivre « sans appel ».

    • La passion : vivre dans un univers absurde consistera à multiplier avec passion les expériences lucides, pour « être en face du monde le plus souvent possible ». Montaigne insistait sur la qualité des expériences qu’on accroît en y associant son âme ; Camus insiste sur leur quantité, car leur qualité découle de notre présence au monde en pleine conscience : « Sentir sa vie, sa révolte, sa liberté, et le plus possible, c’est vivre et le plus possible. Là où la lucidité règne, l’échelle des valeurs devient inutile… Le présent et la succession des présents devant une âme sans cesse consciente, c’est l’idéal de l’homme absurde ».

  • Sisyphe : la thématique de l’effort perpétuel, de la lutte (une lutte contre la négativité de l’homme) et Sisyphe poussant son rocher, un consentement, accepter sa condition humaine. C’est dans l’action, la révolte et non le suicide qui serait une manière de renoncer.

    • « Le monde est beau, et hors de lui point de salut (…) ce chant d’amour sans espoir qui naît de la contemplation peut aussi figurer la plus efficace des règles d’action »

    • Le constat d’une vie sans espérance religieuse n’est pas pour autant dénué de sens ni de joie : « On sent bien qu’il s’agit ici d’entreprendre la géographie d’un certain désert. Mais ce désert singulier n’est sensible qu’à ceux capables d’y vivre sans jamais tromper leur soif. C’est alors, et alors seulement, qu’il se peuple des eaux vives du bonheur »

    • Camus prétend que des âmes lucides et entraînées peuvent trouver un sens à leurs jours, et jouir dans cette plénitude ; alors, vivre est une force

    • Les dernières phrases du mythe de Sisyphe de Camus « Je laisse Sisyphe au bas de la montagne ! On retrouve toujours son fardeau. Mais Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Lui aussi juge que tout est bien. Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni futile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. »

– Robert Misrahi : la joie d’exister, la joie de vivre, la joie d’être

  • Accéder au bonheur d’être, c’est-à-dire le bonheur de vivre, la jouissance d’être, une joie de l’action, l’individu devient joyeux de vivre en créant un univers (dont on devient le créateur, on se réjouit de nous-même, être actif jusqu’à la mort

  • Faire une « conversion » : une décision de changer nos principes de vie dans la souffrance, au cœur de la crise

    • 1ère moment : se laisser aller, la dépression, complicité avec la paresse

    • 2ème moment : pour sortir de la crise je recommence une nouvelle vie, je me défais de mes anciennes valeurs, je me tourne vers mon avenir qui sera en accord avec moi-même et joie de vivre et on a un nouveau regard sur la vie

      • le retour sur soi : la découverte que nous sommes créateurs, toutes les significations sont notre œuvre (le panneau de signalisation routière) => nous sommes libres intérieurement

      • la conversion à la réciprocité

      • la jouissance du monde, se réjouir des beautés du monde (de la nature, des œuvres d’art) une contemplation active, être attentif, intéressé, s’investir, la création des œuvres d’art, jouir de l’existence

    • 3ème moment : renoncer à la perception tragique de l’existence humaine, la vocation est la joie, l’accomplissent du désir passé au crible de la réflexion, le bonheur partagé => sa vie entière parcourue par autonomie, réciprocité et jouissance

– La souffrance : Le sens de notre vie peut être dans notre propre souffrance qui peut être un vecteur de révélation nous ouvrant une nouvelle voie

  • Des personnes ayant transformé une terrible expérience en quelque chose de significatif comme Mère Teresa en tenant son premier mourant dans ses bras ou Mandela avec ses années en captivité.

  • La logothérapie, une psychothérapie (fondée par V.Frankl psychiatre viennois contemporain de Freud) destinée à sensibiliser l’individu sur le sens de sa vie, thérapie qui propose à chacun de trouver sa propre mission sur terre. Il s’agit d’une approche qui met le sens de l’existence humaine à l’avant-plan

    • C’est le sens que nous donnons à notre vie qui motive et qui oriente nos actions, un manque de sens peut rendre très malheureux

    • La logothérapie ne vise pas à nous indiquer la direction mais elle nous aide à identifier les valeurs et les possibilités qui nous attirent

    • Thèse défendue par Viktor Frankl : Et s’il fallait avoir une raison de vivre pour être (vraiment) heureux ?

      • Le sens de sa vie n’est pas forcément corrélé au plaisir, il peut être 

        • Le travail ou le devoir : e.g. le devoir d’aider son enfant atteint de trisomie 21 ou encore d’autisme

        • L’amour : le sens de sa vie peut-être une personne : une femme, un homme ou encore son enfant

        • À travers une vision « transcendante » : Les personnes qui possèdent une vision qui transcende leur existence profitent d’une vie remplie de sens. Les différentes religions fournissent ce genre de sens pour un grand nombre de personnes, mais une vision importante, comme survivre à l’holocauste pour éviter que des tels événements se reproduisent, joue le même rôle.

  • La vie n’a pas de sens a priori : elle n’aura de sens que dans la mesure ou on aura choisi de poser des actes qui auront une signification, une résonance, en signification avec les appels de son âme

Spinoza

« Un Bien dont la découverte et la possession eussent pour fruit une éternité de joie continue et souveraine »

Francis Bacon

« La vie n’a pas de sens, mais nous lui en donnons un pendant que nous existons », dans l’absolu, en soi, la vie n’a pas de sens (e.g. passer son temps à gagner de l’argent pour subvenir) mais nous pouvons à travers les choix de vie que l’on fait lui donner un sens. Choisir de poser des actes qui auront une signification.

Jeremy Bentham

« ce qui est bien est ce qui amène le plus de bonheur à la plus grande quantité de personne possible »

William Shakespeare

Macbeth : « La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien »

Arthur Schopenhauer

« Qui ne s’interroge pas est une bête, car le souci constitutif de toute vie humaine est celui de son sens »

Nietzsche

« La valeur de la vie ne saurait être évaluée. Pas par un vivant, car il est partie, et même objet de litige ; pas davantage par un mort, pour une tout autre raison »

« Si l’on possède son pourquoi ? de la vie, on s’accommode de presque tous les comment ? »

Oscar Wilde

« Le but de la vie est le développement personnel. Parvenir à une parfaite réalisation de sa nature, c’est pour cela que nous sommes tous ici. »

Sigmund Freud

« quand on commence à se poser des questions sur le sens de la vie et de la mort, on est malade, car tout ceci n’existe pas de façon objective »

Viktor Frankl

« […] on peut tout enlever à une personne, excepté une chose, la dernière des libertés humaines : celle de décider de sa conduite. » quelles que soient les difficultés relatives à une situation, nous pouvons toujours choisir d’en faire une occasion de grandir ou, au contraire, une occasion de souffrir davantage

« La vie n’est jamais rendue insupportable par les circonstances, mais par un manque de sens et d’intérêt. »

Albert Camus

« sens de la vie » est « la plus pressante des questions » ; « Le monde est beau, et hors de lui point de salut (…) ce chant d’amour sans espoir qui naît de la contemplation peut aussi figurer la plus efficace des règles d’action »

« On sent bien qu’il s’agit ici d’entreprendre la géographie d’un certain désert. Mais ce désert singulier n’est sensible qu’à ceux capables d’y vivre sans jamais tromper leur soif. C’est alors, et alors seulement, qu’il se peuple des eaux vives du bonheur »

« Ce divorce entre l’homme et sa vie, l’acteur et son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité, l’homme étranger au monde et aux autres »

M. Merleau-Ponty

« Sous toutes les acceptions du mot “sens”, nous retrouvons la même notion fondamentale d’un être orienté ou polarisé vers ce qu’il n’est pas »

Antonio Machado

« Voyageur il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant, en marchant se fait le chemin… »

=================== CONFERENCES / MOOC / DOCUMENTATION =================

Quel est le sens de la vie >>> https://www.youtube.com/watch?v=CadIFrqQMbc

Comment donner un sens à sa vie ? >>> https://www.youtube.com/watch?v=uwPf1al5G7I

Êtes-vous en vie… ou en survie ? >>> https://www.youtube.com/watch?v=noF5doj4ojg

Être-vers-la-mort >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Atre-vers-la-mort

Camus et l’absurde >>> http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/abscamus.htm