Le désir : combler un manque radical

Bible, Proverbes 16:32 « L’homme fort qui dompte son âme vaut mieux que celui qui prend des villes » la partie spirituelle domine les besoins d’ordre physique ainsi que les désirs d’ordre psychologique

QU'EST-CE QUE LE DESIR ?

– Étymologie : désiderare, la contemplation de l’étoile absente, la nostalgie d’une étoile, le regret d’un astre perdu, le manque douloureux d’un objet céleste ayant disparu

  • Construit sur la négation d’un terme latin : sidus ou sideris (son génitif), terme pouvant signifier constellation, astre ou étoile

– Au sens le plus large, désigne volonté, envie, souhait, tendance, penchant, inclination, velléité, fantasme, amour, passion, i.e. tout ce qui en l’homme est tendance (vers quelque chose)

– Les 2 dimensions du désir : il est à la fois manque et production

  • Le désir comme manque et insatisfaction  : une dimension négative rappelée dans le mythe du tonneau des Danaïdes
    • Se pose comme un manque qui réclame à être satisfait, car on ne désire que ce que l’on a pas
      • Mais « Cet obscur objet du désir » renvoie à son inaccessibilité, à l‘impossibilité à combler le manque
  • Le désir comme satisfaction et puissance d’affirmation et de création : une dimension positive, un mouvement dynamique infini

    • Nota: le désir et la crainte sont similaires du point de vue structurel : ils poussent à l’action
    • Fait la valeur et le caractère unique de l’homme, il ose se lancer dans des projets

– Le désir (tout comme le besoin) est un mouvement qui porte vers un objet que l’on imagine comme source de satisfaction

  • Le désir vise une satisfaction, un plaisir : tous les hommes (voire tous les animaux, et même tous les êtres vivants) recherchent le plaisir et le bonheur
    • La satisfaction d’un désir procure du plaisir

– Les désirs d’une espèce vivante doivent nécessairement conduire à la survie de l’espèce, ou au moins ne pas mener trop rapidement à la mort

  • Schopenhauer, une philosophie de l’amour : toutes les affinités amoureuses s’expliqueraient par la nécessité de la survie de l’espèce (« l’amour est une ruse de la nature« )
    • Nos attirances (donc nos désirs) ne sont pas au service de notre bonheur individuel mais au service des « intérêts supérieurs » de l’espèce
      • Les petits aiment les grandes, etc., afin de produire des individus équilibrés
      • La femme qui attire le plus un homme ne lui donnera pas un plaisir maximal mais la descendance la plus viable

– A la différence du besoin, le désir est particulier, propre à chacun, c’est une caractéristique de l’individu dans ce qu’il a d’unique

  • Il porte sur un objet précis et insubstituable (je veux telle personne et pas une autre)

– Dès qu’il s’écarte du simple besoin, le désir nous confronte à son indétermination essentielle

  • L’objet du désir n’est jamais complètement défini : le désir paraît illimité, sans fin

– Platon : le désir est intermédiaire, manque, et est une dynamique pour aller de cet état

  • Le désir (eros) procède d’un manque radical : il est recherche (comme la philosophie) entre dénuement (eros est fils de Penia, la pauvreté) et plénitude (eros est fils de Poros, la ressource, l’intelligence)
  • Dans Le Banquet « on ne désire que ce dont on manque »
    • Le mythe des Androgynes qui sont punis par Zeus qui les séparent physiquement car ils ont voulu escalader l’Olympe pour prendre la place des Dieux => l’impression d’incomplétude que nous laisse en permanence le désir qui demande le retour vers la fusion originelle
  • L’insatisfaction radicale dans le désir
    • Dans le Gorgias, il use de l’image des Danaïdes afin d’opposer la vision du bonheur de Socrate et celle de Calliclès
      • Socrate, par l’image du tonneau de Danaïdes, montre que le désir est insatiable, illimité, démesure, que laisser libre cours à ses désirs c’est se condamner à une éternelle frustration
      • Ce à quoi Calliclès répond : « Quand le tonneau est rempli, on n’a plus ni joies ni peines, mais ce qui fait l’agrément d’une vie, c’est d’y verser le plus possible« 
    • L’impossibilité de trouver l’objet du désir doit nous faire comprendre qu’il existe un autre monde, et que ce que nous désirons vise cet autre monde
      • La distinction platonicienne entre
        • le monde sensible (celui des apparences, fugaces et changeantes)
        • et monde intelligible (celui de la vérité absolue, auquel on accède par la réflexion philosophique et métaphysique)
      • Le véritable désir de l’homme, le désir suprême est le désir de vérité, le désir du Bien
        • Pour l’assouvir, il faut se libérer de « cette chose mauvaise » qu’est le corp
        • Son but est uniquement spirituel et ne tend pas à la satisfaction d’un « besoin » charnel
          • Les faux désirs sont ceux du corps (une source d’erreur et de mal) qui troublent l’âme, l’empêchent d’atteindre la vérité et sont sources d’illusions
  • Une nature ambiguë du plaisir : peut être accompagné de joie et de souffrance

– Spinoza : le désir n’est pas manque, mais une valeur positive du désir qui est un moteur de vie, de création de valeurs, c’est une puissance d’affirmation

  • Le désir est le conatus, une tendance, un effort (une pulsion, au delà de l’instinct, au -delà du besoin et en deçà de la demande d’amour) à persévérer dans son être,
    • L’homme participe à la dynamique de la nature qui veut se réaliser elle-même (lutte contre la destruction de l’entropie)
    • Le besoin de croissance : l’être humain a besoin de s’épanouir. Il doit pouvoir réaliser ses ambitions, accomplir de nouvelles choses et grandir en tant qu’individu. L’épanouissement s’obtient en se fixant et en réalisant des objectifs
    • Le grand mouvement de notre existence, qui va de ce qu’il désire, qui est un manque provisoire, qui veut aller vers une complétude, le plaisir, la joie, le contentement, la satisfaction
      • La joie est quiétude, intensité et sérénité profonde
        • La joie est le terme du désir, le but fondamental de l’existence humaine
        • Le sujet qui atteint son propre accomplissement (e.g. dans l’amour, dans la création) est dans la joie
  • Le désir précède son objet et le produit
    • nous jugeons les choses bonnes parce que nous les désirons (et nous ne désirons pas les choses parce qu’on les juge bonnes)

– Rousseau : le désir naît avec l’État Civil, l’état de société, à l’état de nature l’homme n’a que des besoins. C’est la proximité avec autrui, qui fait naître en moi l’amour-propre, l’amour d’une certaine image de moi

– Sartre : voit le désir comme l’ouverture de la conscience à la transcendance qui nous porte à un au-delà, à un ailleurs toujours reconduit

– René Girard : le désir est mimétique, le désir est le désir de l’autre

  • le fondement du désir n’est ni dans l’objet, ni dans le sujet, mais il est toujours imitation d’un autre désir (e.g. enfants qui se disputent des jouets semblables en quantité suffisante) >>> rivalités

– Freud : c’est par l’interdit (producteur de fantasme) que naît le désir

  • Pour la psychanalyse : quand on n’est pas dans son désir on éprouve du malaise, on somatise, on se culpabilise
    • Le désir est toujours désir de retrouver une satisfaction antérieure, la première de ces satisfactions est celle de l’expérience fusionnelle avec la mère
    • La libido (le désir chez Freud) est non seulement l’expression du désir sexuel mais également la sensation de bien-être, en rapport avec la satisfaction de ce désir. C’est un processus largement inconscient

– Être attentif à la signification de ses désirs

  • Le désir est aussi désir de l’autre : qu’aime-t-on dans l’amour ?
    • Le sentiment amoureux lui-même ?
    • L’autre ?
    • Nous-mêmes ?
CE QUE LE DESIR N'EST PAS

– Pas un besoin qui lui doit être satisfait

  • Un état de manque lorsqu’on est privé de ce qui assure notre conservation, de ce qui nous est nécessaire, une exigence
    • Cet état est apaisé par un objet qui est naturellement adapté au besoin
  • On « subit » son besoin, tandis que l’on « exprime » son désir
  • Le besoin est naturel, animal, alors que le désir est culturel et humain
    • Alors que le besoin est personnel, le désir de tout ce qui n’est pas nécessaire est peut-être essentiellement déterminé par notre entourage
  • Les besoins sont le produit d’une histoire
    • Marx : le besoin peut-être le résultat du développement économique
      • Herbert Marcuse, Jean Baudrillard : la société de consommation produit indéfiniment des besoins traduisant l’expression d’un manque que l’on chercherait illusoirement à combler
  • Le besoin est une nécessité ressentie, d’ordre physique, (assouvissement nécessaire) social ou mental (assouvissement pas strictement nécessaire)
    • La satisfaction ou non-satisfaction (manque) s’exprime à travers des sensations
      • la faim exprime le besoin de manger
        • la satiété signale le besoin satisfait
      • la peur exprime le besoin de sécurité
        • le calme signale le besoin satisfait
      • La pyramide de Maslow (travailler les fondations, puis édifier successivement -l’un après l’autre- les différents étages supérieurs) qui est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins fondamentaux, une classification hiérarchique
        • lorsqu’un groupe de besoins est satisfait un autre va progressivement prendre la place selon l’ordre hiérarchique suivant :
          • besoins physiologiques (faim, soif, sexualité, respiration, sommeil, élimination)
          • besoins de sécurité (environnement stable et prévisible, sans anxiété ni crise)
          • besoins d’appartenance et d’amour (affection des autres) => besoins d’estime (confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres)
          • besoin d’accomplissement de soi
    • Le besoin est d’ordre naturel voire physiologique, i.e. qu’il concerne la survie (e.g. se nourrir) alors que le désir n’a pas de caractère de nécessité naturelle, impliquant par là la futilité
      • Il renvoie à un manque ou un défaut, est toujours « besoin de… » il a un objet déterminé, l’objet du manque, dont l’obtention va immédiatement annuler le besoin
    • Il n’est requis du besoin que de remplir une fonction
      • C’est pour cela que l’objet du besoin est en propre substituable, il n’est donc pas déterminé dans sa singularité. Alors que le désir, lui, porte sur un objet précis et in-substituable (je veux telle personne et personne d’autre)
    • Il est aussi vite oublié qu’il était impérieux
    • Le plaisir est absent dans la satisfaction du besoin
      • Epicure : le plaisir n’est rien d’autre que la suppression de la douleur liée au manque = soulagement)
      • Le besoin est intermittent, marque d’un déséquilibre
    • Il restaure une partie du sujet (e.g. je manque d’eau, j’ai soif)
POURQUOI DESIRONS-NOUS ?

– Parce que le désir est toujours désir de soi = c’est une quête ontologique

– C’est le sujet tout entier que le désir vise à restaurer

  • Le désir n’est pas manque d’objet, mais manque d’être, manque à être : un désir de réconciliation = le sujet est désir
  • Le désir me met plus en jeu que dans la satisfaction du besoin
    • L’enjeu du désir est moi-même et pas mon corps physiologique comme dans le besoin
LA PROBLEMATIQUE DES DESIRS

– Aujourd’hui, tout le monde désire tout et n’importe quoi, comment le limiter ?

– Le désir provoque la souffrance et nous empêche d’être dans l’état d’ataraxie (absence de troubles) qui est un état serein intégré dans la nature (Épicure)

  • il est accompagné d’un sentiment de manque ou de privation
  • Les désirs de l’homme ne sont pas bornés, pas limités par un instinct comme chez les animaux (les besoins) mais sont ouverts à l’infini par la liberté humaine (e.g. le désir infini d’argent). Des propositions pour limiter les désirs :
    • hindouisme : par le jeun intense
    • bouddhisme : la voie du juste milieu (issu de l’hindouisme) = des désirs modérés, maîtrisés, pacifiés (« si tu tends trop la corde elle casse, si tu ne la tends pas assez tu n’entends pas le son »), un détachement sans excès, accepter les joies quand elles sont là et ne pas en être affecté quand elles ne sont pas là
    • Aristote : la vertu est dans le juste milieu = ce sont les désirs excessifs qui provoquent la souffrance
    • But de certaines sagesses = sortir des désirs (e.g. ce sont les désirs qui produisent la réincarnation)

– Le désir n’est jamais satisfait, à peine accompli il renaît (le tonneau des Danaïdes), il n’est jamais repu

  • A la différence du besoin, le désir n’a pas d’objet qui lui soit par avance assigné

– Le désir, un obstacle au bonheur ?

  • Accomplir tous ses désirs ne mène pas au bonheur nécessairement
    • Platon : subordonner ses désirs à la raison (les vertus, la tempérance)
    • Épicure : une sobriété, un usage réglé des plaisirs, renoncer à certain désirs
      • la sélection des désirs => sélectionner les désirs naturels et nécessaires (e.g. boire et manger, mais ne sont-ils pas ce qu’on appelle des besoins?) et se garder des désirs non naturels qui sont infinis (e.g. gloire, argent)
    • Réguler, maîtriser ou renoncer à certain désirs

– Schopenhauer : Le désir est source de souffrance, l’homme est esclave de ses désirs, est dans l’insatisfaction dans l’attente de réaliser un désir et ensuite une fois satisfait il est plongé dans un ennui : « La vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui » Le Monde comme volonté et comme représentation (1818)

  • L’homme ne peut sortir du « vouloir vivre » qu’en renonçant à tous ses désirs (aussi une thèse du bouddhisme dans la fusion avec le néant) par une morale du renoncement, par la contemplation esthétique ou un ascétisme en se fondant dans le néant

– Ce n’est pas le quotidien qui tue le désir dans un couple, mais l’ennui, une sclérose

  • Lorsqu’il n’y a plus rien à cacher, il n’y a plus rien à chercher : le désir a besoin de mystère pour s’alimenter, une curiosité continuelle de l’autre
    • L’autre nous échappe continuellement => créé du manque => il y a du désir

– Le désir transcende le moi, quelque soit le prix à payer (e.g. Trahison)

– A la différence du besoin

  • Ma vie n’est pas en jeu dans le désir
  • Loin d’éteindre le plaisir, le désir l’intensifie, la satisfaction ne va pas sans une dimension de frustration (cela que je désire ce trouve au-delà de ce que je croyais)
    • Une constance, une insistance : le caractère inextinguible du désir
  • Comme le désir est insatiable, alors il ne peut s’enraciner dans le corps physiologique

– Aucun objet ne peut satisfaire le désir, rien ne le comble

  • Une « infinité du désir » : son véritable « objet » n’est rien d’autre qu’un excès irréductible vis à vis de toutes réalités finies susceptibles d’être rencontrées«
  • l’objet » du désir n’appartient pas au règne de l’étant = la « négativité » du désir
  • Il cherche dans les objets ce qui transcende
  • L’autre a un monde, nous apparaît comme une fenêtre sur le monde
    • C’est parce que l’autre est toujours promesse d’un monde que le désir se tourne d’abord vers les autres = le désir de l’autre est toujours le désir du monde de l’autre, désir du monde auquel l’autre peut ouvrir et même du monde comme tel, seul manière pour moi d’y accéder
    • Le désir n’est pas manque faute d’un objet qu’il lui ferait défaut et donc il se distingue radicalement du besoin = le désir ne manque de rien car ce qui l’éteindrait n’est pas de l’ordre des choses
bouddhisme

« si tu tends trop la corde elle casse, si tu ne la tends pas assez tu n’entends pas le son »

Épicure (une sobriété, un usage réglé des désirs)

La morale épicurienne est une morale qui fait du plaisir le seul bien, et de la douleur le seul mal. Pour atteindre le bonheur (l’ataraxie), l’épicurien suit les règles du quadruple remède, appelé le Tetrapharmakos :

  • les dieux ne sont pas à craindre
  • la mort n’est pas à craindre
  • la douleur est facile à supprimer
  • le bonheur est facile à atteindre

 » Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur les autres pour le fait de vivre « 

Stoïciens (régler nos désirs sur la raison)

Sentence stoïcienne « limite-toi aux désirs que tu peux satisfaire » repose sur la morale de la Grèce Antique selon laquelle l’homme ne doit poursuivre que la satisfaction de ses besoins et non celle de ses désirs. Le seul désir acceptable serait dès lors le désir de ne pas désirer >>> une telle conception réduirait alors l’homme à l’état d’animal ?

Épictète

 » Ne désire que ce qui dépend de toi  » : avoir des désirs accessibles, cesser d’errer dans la quête de l’impossible pour accéder à la véritable liberté qui résulte :

  • de la connaissance de ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas et

  • de l’acceptation de l’ordre du monde

Ovide

« Je vois le meilleur, je l’approuve et je fais le pire » nous sommes écartelés entre notre raison qui nous présente les meilleurs choix et nos désirs qui nous entraîne vers d’autres voies >>> e.g. L’amour plus fort que la raison, le désir est plus fort que la raison, essayer de maîtriser nos désirs en leurs imposant notre volonté mais une impasse ?

Descartes

« changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde » renoncer aux désirs impossibles, le monde extérieur ne dépendent pas de moi

Spinoza

« le désir est l’essence de l’homme » = le désir est le moteur de notre existence, le désir est créateur et ne plus désirer, c’est ne plus vivre, c’est en quelque sorte mourir car le désir est notre affirmation, notre volonté d’être

La Rochefoucauld

« Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux s’ils n’avaient jamais entendu parler de l’amour » : nous vivons nos sentiments de façon mimétique

Rousseau

« Malheur à celui qui n’a plus rien à désireron jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère, et l’on est heureux qu’avant d’être heureux »

Schopenhauer

« La vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui » Le Monde comme volonté et comme représentation (1818)

Nietzsche

« Vivre, c’est essentiellement dépouiller, blesser, dominer ce qui est étranger et plus faible, l’opprimer, lui imposer durement sa propre forme, l’englober et au moins, au mieux, l’exploiter […]. Tout corps […] devra être une volonté de puissance, il voudra croître, s’étendre, accaparer, dominer, non pas par moralité ou immoralité, mais parce qu’il vit et que la vie est volonté de puissance »

Freud

« Le moi n’est pas le maître dans sa propre maison » l’homme n’est pas doté d’un pouvoir absolu sur ses propres états intérieurs

« Là où était le ça, le je doit advenir » les désirs inconscients peuvent parvenir à la conscience, le sujet véritable est plutôt dans la dialectique des deux instances (le « ça » et le « moi ») qui permet d’aller à la rencontre du Soi, en devenant un sujet qui se connaît mieux lui-même

Lacan

Pourquoi « nous courons de signifiant en signifiant » sans jamais trouver une réponse à la question « pour quel signifié » ? La psychologie donne trois réponses qui se recoupent plus ou moins :

  • L’objet perdu, c’est l’intensité de notre première source de satisfaction

  • L’objet perdu, c’est le contexte de cette première source

  • L’objet perdu, c’est la vie intra-utérine

=================== CONFERENCES / MOOC / DOCUMENTATION =================

Le désir >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/Désir

Philo désir >>> https://www.youtube.com/watch?v=9ehTHxdDoyw

Le désir >>> http://coursphilosophie.free.fr/cours/desir.php

Peut-on désirer sans souffrir ? >>> https://www.youtube.com/watch?v=JjCaVu9IA1o

POURQUOI NOUS SOUFFRONS >>> https://www.youtube.com/watch?v=jKncShb62cM

Le corps émoi. Besoin, désir, plaisir >>> https://www.youtube.com/watch?v=IVSl5Lcjkr0

La construction du Désir >>> https://www.youtube.com/watch?v=IpDpx7YYFwU

l’Ethique, Spinoza >>> le but central est de constituer une joie qui soit vraie (solide, permanente, dicible, partageable)

Les actes de la joie, R. Misrahi